Démoncratie

En novembre 2010, Haïti se prépare à élire un nouveau président dans un contexte déjà marqué par l’instabilité politique et la pauvreté chronique. Le 28 novembre, le premier tour de l’élection présidentielle a lieu, quelques mois après le séisme dévastateur du 12 janvier qui a détruit Port-au-Prince et bouleversé toute l’organisation du scrutin. Les bureaux de vote, les listes électorales, les infrastructures électorales sont partiellement anéantis, tandis que des centaines de milliers de rescapés se débattent pour trouver un abri, de l’eau, de la nourriture.

Malgré le chaos, le processus électoral se poursuit, fragile et chaotique. Les élections sont marquées par des retards, des contestations et un climat de tension permanente. Les observateurs dénoncent fraudes, pressions et irrégularités, tandis que la population, épuisée et traumatisée, tente de faire entendre sa voix dans un scrutin où la légitimité et la transparence sont vivement discutées.

Dans les rues dévastées, entre camps de tentes et ruines fumantes, les candidats se pressent pour convaincre, mais le séisme a redessiné les priorités : pour beaucoup, l’urgence humanitaire prime sur le choix politique. L’ombre de l’instabilité plane, et les élections, au lieu d’apaiser, révèlent l’ampleur des fractures sociales et institutionnelles que le pays doit encore surmonter.

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